Images pieuses, votives, mortuaires, tableaux, statues et objets de piétés, deuil, missels et ouvrages 
d'une autre époque allant de 1810 à 1970

Nous vous proposons tout d'abord une petite vidéo d'une expo du Musée de l'Image Populaire de Pfaffenhoffen dans le Bas-Rhin. Cette vidéo est datée de 2010. Ce genre d'expo est plutôt rare et est donc proposée en préambule de ce thème....

A la fin du XIXe et au début du XXe siècle (où l'Alsace fut allemande de 1871 à 1918) les images pieuses et votives furent nombreuses.
Cette tradition perdura après 1918.
Elles furent données aux enfants pour la Première communion, puis aux adolescents pour la Communion solennelle ou pour la Confirmation, voire distribuées par les familles ou voisinages lors des célébrations diverses ou décès d'un être cher.

Pour Blodelsheim voici certaines d'entre elles issues d'une riche collection des archives d'Émile Decker, feu historien local.
Celles-ci sont nominatives.
D'autres images sont celles de saints où de lieux de pèlerinages où images distribuées par la paroisse de Blodelsheim dans les années 1950 et 1960.
Sont proposés aussi des tableaux religieux et autres... comme on en trouve sur certains sites, objets de piété ou de religiosité populaire de jadis dont on se déleste aujourd'hui car devenus encombrants !



Nous vous proposons un accompagnement musical de circonstance...

Allegri - Miserere mei Deus
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Image pieuse donnée à Victor Decker alors âgé de 7 ans par le curé Kauss, peut-être pour la Première communion ? Le texte est en allemand car l'Alsace fut allemande à cette époque-là.

Entre 1871 et 1914, même dans une Alsace allemande les pèlerins se rendirent en France... à Monligeon dans l'Orne, sanctuaire du Pardon notamment. Des attestations en allemand pour pèlerins l'attestent, comme celui pour Rosa Judas de Blodelsheim en 1913 et une autre pour une fille Thuet en 1914.

Entre les deux Guerres mondiales ces pèlerinages reprirent comme l'atteste en 1931 ce document pour Marie Anna Thuet.

Voici maintenant une succession d'images pieuses, écrites soit en français, soit en allemand entre 1933 et 1947.

Communion de Marcel Sauter

à Gimont en 1940.

Cette image pieuse ci-haut : "Maria von der immerwährenden Hilfe" soit la "Vierge Marie du Perpétuel Secours" fut probablement distribuée aux pèlerins par les Pères Rédemptoristes venus des couvents du Bischenberg ou de Landser organisateurs de ces missions, pèlerins venus par milliers du Pays de Bade participer aux temps des missions dont Blodelsheim fut un haut-lieu au milieu du XIXe siècle. 

Premières messes célébrées par le père Julien Sauter en 1941 et le père Pius Winckler à Blodelsheim en 1950.

Priesterweihe ou première messe célébrée par Jean Stahl à Blodelsheim en 1935.

Images pieuses durant la Seconde Guerre mondiale, elles furent écrites en allemand.
Ci-haut le recto des images et ci-dessous le verso.

En août 1945 elles furent réécrites en français...

Images votives dédiées à saint François d'Assise. Au XIXe siècle il exista à Blodelsheim un groupe de prières à l'intention de ce saint.
Pour 
rappeler ce souvenir une humble statue du saint fut achetée par le conseil de  fabrique en 2014 et placée au-dessus du confessionnal dans le transept sud de l'église de Blodelsheim. 

Images votives à l'intention de Ste Thérèse, Ste Rita de Casia et envers le Crucifix.

Quand les pèlerins allèrent en pèlerinage il ne fut pas rare qu'ils ramenèrent une image votive ainsi de Mariastein en Suisse ou de Weiler près de Wissenbourg, voire même de Saint-Dié, entre bien d'autres sites, tels Notre-Dame de Thierenbach, ou des Trois-Épis ou de Notre-Dame de la Thierhurst à 6 km de Blodelsheim.

Cette image pieuse éditée à Bruges ci-contre est pour le moins étonnante !

Elle représente Notre-Dame du Rosaire remettant le Rosaire à St Dominique ; en dessous, pour montrer l’importance du chapelet, on a mis deux Dominicaines qui récitent le chapelet. Les anges portent des chapelets confectionnés avec des roses. Au Moyen Âge, on mettant sur la tête des statues de la Vierge Marie, une couronne de roses (D’où vient le mot « rosaire »), ayant aussi la forme d’un petit chapeau (D’où vient le mot « chapelet »). Par la suite, on a remplacé ces couronnes de roses naturelles par des prières, la récitation des « Ave Maria ». De là, sont nés les 2 noms de chapelet et rosaire. Cette image ornée de cette belle lithographie en couleurs a été éditée à Bruges, par la Maison très connue Van de Vyvere-Petyt. Le mot devant est « Steendruk » , ce qui signifie lithographie.

Image pieuse insolite dans les archives de Émile Decker †.

Types de missels anciens, souvent en langue allemande, que les paroissiens de tous les villages alsaciens possédèrent de la fin du XIXe siècle jusque vers 1950... souvent on y intercala des images pieuses.

Image pieuse patriotique, du côté français ont fit appel au "Coeur de Jésus" lors de la Grande Guerre... du côté allemand on fit pareil !

Images pieuses ou votives les plus pertinentes parmi des centaines d'autres plus tardives des années 1950 à 1970 des archives de Émile Decker.

C-dessous des plaquettes souvenirs de N-D. de Thierenbach et de N-D. des Trois-Épis des années 1950.

Mise en forme par Patrick Decker, mars 2021.

Image votive-relique de St Dominique Savio et Bx Alphonse-Marie Eppinger

Souvenir de communion solennelle des années 1970.

Wolfgang Haas, évêque de Vaduz au Liechtenstein, fait partie de la branche familiale Haas en lien avec Blodelsheim dont il visita l'église. Il nous envoya une image à l'occasion des recherches faites sur Maria Theresia Weber qui fonda la communauté du Précieux Sang à Steinerberg en Suisse en 1845. Mgr Haas connut l'histoire de cette religieuse mais pas les liens avec Blodelsheim. Il en fut tout étonné.

Voici les pages de couverture de deux beaux ouvrages de langue allemande datés de 1904 et 1906 dans les archives d'Emile Decker dans le premier cité, de bien belles images de saints en couleur, ce qui, pour l'époque, fut très rare... Ouvrages qui durent être onéreux, proposés aux familles par les curés ou par les missionnaires à la sortie des temps de missions sans doute.

Voici quelques une de ces images...

Par ailleurs des almanachs furent proposés par diverses congrégations dans l'Alsace catholique dont voici trois exemplaires, certains existent encore, ainsi l'almanach Sainte-Odile est encore proposé par les paroisses de nos jours.

Tableaux religieux divers...

Statues du Christ et de la Vierge Marie...

Bannière de procession

Plus insolite...

Images mortuaires de 1918 à 1970 ~

En Alsace, lors de décès, les familles proposèrent une image mortuaire du défunt en signe de souvenir mais aussi en incitant les paroissiens à prier pour l'âme de la personne disparue.

Cette jeune fille fut emportée par la Grippe espagnole.

Joseph Reithinger fut le maire de Blodelsheim de 1925 à 1936, il décéda dans l'exercice de sa fonction.

Émile Decker a dans ses archives de nombreuses images mortuaires de ce type.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, ou qui sont à la recherche d'une image mortuaire d'une personne donnée, peut-être se trouve-t-elle dans les archives de Émile Decker ? Merci de prendre contact avec nous.

 

En Autriche et dans le Tyrol du Sud en Italie notamment cette tradition des images mortuaires perdure. Dans certains villages autrichiens et du Tyrol du Sud les familles en deuil mettent l'image mortuaire du défunt à la porte d'entrée.

Nos aïeux vécurent avec la maladie et la mort omniprésentes, il y eut des années noires avec 30, 40 voire 50 décès par an. Le sacrement des malades où la dernière onction administrés par le curé rappela la précarité de l'être humain jadis... images pieuses à l'appui !

Le deuil fut une affaire familiale... et villageoise jusqu'à la fin des années 1960

Au décès d'un proche, mort à son domicile, il y eut comme aujourd'hui, les démarches officielles : signaler le décès aux autorités civiles. Le chargé d'âme fut appelé pour administrer l'extrême onction qui fut faite à la personne décédée... ou peu avant son décès, si la famille sentait la dernière heure du proche arriver.

Seule variante, quand la personne décéda en milieu hospitalier, elle dut rester à la morgue de l'hôpital, puis fut cherchée par le menuisier du village.

Il n'y avait pas encore les pompes funèbres et si, pas dans tous les villages. A Blodelsheim on appela le menuisier qui prépara le cercueil, La croix pour la tombe et vint faire la mise en bière du défunt. La personne décédée à la maison le resta, jusqu'au jour des funérailles.

Il y avait aussi des veillée(s) de prières pour le défunt ou la défunte : elle se fit à son domicile par la famille et leurs proches et le voisinage. La maison était souvent pleine de personnes venant prier pour la personne décédée.

A ce sujet, Emile Decker a trouvé un petit texte paroissial daté du milieu du XIXe siècle, voici ce qui y fut écrit :

"Il existe aussi le souvenir lointain, l’usage de pleureuses qui existaient jusque vers 1850. Lors d’un décès, des pleureuses, en général de pauvres vieilles se mettaient au service de la famille en deuil, qui en contrepartie recevait soit des aliments ou de vieux habits provenant du défunt…. !"

 

Pendant ce temps le Totagrewer soit le fossoyeur prépara la tombe.

A partir de son domicile le défunt ou la défunte fut accompagné(e) jusqu'à l'église par tous les villageois ou presque qui furent présents pour lui rendre un dernier hommage le jour des funérailles.

Un corbillard pour le transport du défunt ?

De mémoire d'hommes, ce fut dans le tout ancien temps, un genre de brancard sur lequel fut posé le cercueil du défunt, brancard porté par quatre hommes.

Puis, la paroisse dut acheter un Totawagalé soit une charrette de défunt équipée de quatre roues et des poignées de guidage aux quatre angles. Cette charrette de défunt fut d'usage jusque dans les années 1960 sans doute.

On la voit ci-dessous lors des funérailles du curé Florent Kauss en 1952 dans la rue du Rhin (Canal d'Alsace aujourd'hui) de Blodelsheim lors de la procession qui alla de la cour de la mairie jusqu'à l'église.

Après l'arrivée des services des pompes funèbres ce Totawagalé fut délaissé et oublié de tous... François Antony l'a récupéré et préservé de la destruction en tant que collectionneur d'objets anciens qu'il est.

Missels anciens et ouvrages de piété

Des missels allemands et français, des ouvrages de piété, catéchismes, encyclopédies des religions anciens s'étalant de 1810 à 1970, Emile et Anna Decker en ont préservés à la pelle, des voisins ou connaissances ne sachant plus quoi en faire les leurs proposèrent... comme les images pieuses, votives et mortuaires, ces ouvrages sont les témoins d'un autre temps ou la religion était prégnante du début du XIXe siècle jusque vers 1970 environ.

En 1982 et 1983 l'abbé Landolin Mensch, curé de la paroisse, fit des images pieuses avec son propre matériel, il les proposa aux paroissiens...

Images pieuses plus récentes...

Image pieuse recto-verso dédiée à St Martin en l'église d'Ensisheim en lien avec le beau tableau apposé dans le transept nord de l'église.

La communauté de paroisses Saint-Éloi de la Hardt fut créée en 2008, cette image pieuse, sous forme de marque-page, fut donnée aux paroissiens. Dans toutes les églises de la communauté, cette image, sous forme de tableau, rappelle la date de création de la dite communauté. 

Image pieuse proposée le 17 juin 2012 lors de la fête paroissiale extraordinaire à Blodelsheim, où eut lieu la consécration du nouvel
autel des desservants, la restauration de la croix des missions et l'inauguration de l'Espace Philippi, mais aussi la remise en valeur des reliques de St Anicet, saint des catacombes. 
Cette image pieuse faite par Gérard van Haeperen de Wavre en Belgique, cérémoniaire, fut proposée en français et en allemand pour les paroissiens de Grißheim invités à cette fête unique.

Image pieuse, recto-verso, donnée par Frère Joseph Sitterlé à l'occasion de son Jubilé d'Or fêté à l'église et à la salle des fêtes de Blodelsheim le 28 juin 2015.

Mai 2022.