Les desservants de la paroisse Saint-Blaise puis de la communauté de paroisses Saint-Éloi de la Hardt

Quelques informations supplémentaires
sur les desservants de la paroisse qui fit partie du diocèse de Bâle jusqu'à la Révolution française.

De 1441 à 1982, la paroisse Saint-Blaise fut une paroisse autonome qui avait son desservant propre aidé parfois par un vicaire. Paroisse qui devait rendre des comptes à l'abbaye d'Ottmarsheim.
Jusqu'en 1790 la paroisse fit partie du Citra Rhenum et dépendait de l'évêché de Bâle-Porrentruy.
Puis de l'évêché de Strasbourg après la Révolution française.
Plus près de nous, à partir de 1982, afin de faire face aux manques de desservants, un curé administra conjointement les paroisses de Blodelsheim et Rumersheim-le-Haut.
En 2008 fut créé la communauté de paroisses Saint-Éloi de la Hardt qui regroupe les six paroisses de Fessenheim (où réside le desservant), Hirtzfelden, Munchhouse, Roggenhouse, Rumersheim-le-Haut et Blodelsheim.
Depuis 2009 c'est Armand Martz devenu Curé-doyen qui administre la communauté de paroisses. l'abbé Guy de Florenne, en retraite des M.I.P. (missions étrangères de Paris) fut prêtre coopérateur et l'aida dans sa tâche jusqu'à son décès fin 2019.

Que savons-nous du temps où la paroisse de Blodelsheim dépendait du Citra Rhenum administré par le prince-évêque de Bâle ?

Les relations jadis ?
Deux correspondances de curés de Blodelsheim des XVIe et XVIIe siècles avec l'évêché de Bâle nous font croire que de tout temps les relations furent parfois tendues dans une paroisse, la preuve !

Christophe Rickenbach (1587-1612), desservant de Blodelsheim, stigmatise les mauvaises relations entre lui,  le Châpitre de l'Abbaye d'Ottmarsheim et au sein de la communauté de Blodelsheim !

Les correspondances entre les desservants du Citra Rhenum avec l'évêché de Bâle se firent en allemand, parfois aussi en français comme ce retour de courrier parfaitement lisible, adressé au curé Adam Negelin, curé de Blodesheim (de 1612 - ?)

Voici quelques renseignements sur les desservants de Blodelsheim d'après Louis Kammerer et ses ouvrages de références qui listèrent tous les curés et vicaires du Citra Rhenum de 1648 à 1790.

Le collateur de la paroisse Saint-Blaise de Blodelsheim fut l'abbesse d'Ottmarsheim, c'est à dire que la paroisse dut rendre des comptes à cette abbesse.
Les desservants locaux durent aussi rendre compte aux Doyens du Chapitre rural du Citra Rhenum.

Distribution des Saintes Huiles à Blodelsheim en 1676.

Le 1er septembre 2009 Émile Decker et Arthur Linder (Nambsheim) furent aux Archives de l'Ancien Évêché de Bâle à Porrentruy où une nombreuse documentation sur la paroisse Saint-Blaise de Blodelsheim est accessible.

Quelques informations sur les curés Hans (1726-1730) et Ebelin (1730-1735)

Abbé François-Antoine Ebelin, curé de Blodelsheim entre 1730 et 1735, originaire de Hirtzfelden.

C'est à son époque que l'église en très mauvais état fut restaurée par la volonté et l'aide du prévôt Jean-Jacques Wegbecher et sa famille très influente au village.

Abbé Jean-Jacques Marbacher, curé de Blodelsheim entre 1735 et 1763, originaire de Habsheim.

Les relations entre ce curé et le prévôt Jean-Jacques Wegbecher ne furent pas toujours cordiales. L'abbé Saurel, Curé-doyen d'Obersaasheim dut intervenir après une visite de l'église de Blodelsheim...

L'abbé Gaspard Marbach, curé de Blodelsheim de 1769 à 1811, originaire de Kintzheim.

Il fut sujet de calomnies et cabales, écarté puis revint à Blodelsheim.
Il fut un prêtre "jureur" lors de la Révolution française.
A son décès en 1811 le maire de l'époque a écrit : "...ce fut un très digne curé".
Il légua une très belle somme d'argent pour les gens démunis de la localité.
Il fut curé de Blodelsheim durant 42 ans.

Un portrait de curé du XVIIIe siècle est très rare. Les curés de cette époque furent vêtus comme l'abbé Juif qui du temps du curé Marbach à Blodelsheim confessa à Bantzenheim, Ottmarsheim et Oberhergheim notamment. Comme Marbach, il fut dans la tourmente révolutionnaire.

Le curé Marbach fut calomnié, arrêté, puis libéré, écarté, puis à nouveau à Blodelsheim en tant que prêtre "jureur" !

Abbé Florian SCHMELTZ
né le 5-05-1768, lieu inconnu,
ordination et situation antérieure non connus,
Vicaire à ENSISHEIM le 3-02-1810,
Curé de BLODELSHEIM de 20-04-1811 à 1817,
Curé de WITTENHEIM le 1-11-1817,
décéda le 11-01-1818.

Abbé François Joseph ERNST
né à FELDKIRCH le 8-12-1763,
ordination et situation antérieure non connus,
Curé de CHALAMPÉ à la Réorganisation (1802),
Curé de WECKOLSHEIM le 10-04-1812,
Curé de BLODELSHEIM de 1-02-1818 jusqu'à son décès le 30-01-1836, il est mort d'apoplexie en se rendant à Fessenheim.

Abbé Joseph PHILIPPI
né à Kaysersberg en 1808.
Les documents à son sujet sont importants grâce aux recherches d'Émile Decker.
Il fut d'abord curé de Schlierbach puis curé de Blodelsheim de 1836 à 1854.
En 1854 il devint curé puis recteur de Molsheim où il oeuvra jusqu'à son décès en 1891.
Il fut député-protestataire dans une Alsace allemande pour la circonscription de ERstein-Molsheim de 1874 à 1877.
Ce fut un ecclésiastique zélé qui entra dans l'Histoire de l'Église d'Alsace... pourtant à Blodelsheim même, il fut oublié.
Sa mémoire fut réhabilitée autour des années 2010.

Joseph PHILIPPI curé de Blodelsheim au cours du 19ème siècle.

 

Une biographie datée de la fin du 19ème siècle, par Jos. Aug. LUX, richement étoffée nous fait découvrir Joseph PHILIPPI prêtre et administrateur de la paroisse Saint Blaise à Blodelsheim, de 1836 à 1854. Pour le rappeler, à plusieurs occasions dans l’histoire locale, nous avons déjà parlé du curé PHILIPPI.

Ce qui suit est un petit résumé qui fait ressortir quelques phases importantes de son activité au sein de la communauté locale de Blodelsheim au cours de ces 18 ans de présence.

 

Joseph PHILIPPI est né le 7 février 1808 à Kaysersberg ( non à Schlierbach comme signalé dans l’ouvrage << Entre Rhin et Forêt >>). Il est fils d’une modeste famille qui travaillait la terre, une famille surtout soigneuse de transmettre à leurs cinq enfants la vertu et l’honnêteté qui est l’héritage le plus précieux des familles.

Il fréquenta le collège de Colmar, distant de deux lieux de Kaysersberg, un trajet qu’il fit à pieds deux fois par jour. Doué pour les lettres et les sciences d’où il récolta de nombreux prix. A sa sorti de collège, il se présenta une opportunité pour donner des cours privés à un jeune homme d’une famille riche à Soleure en Suisse. De ce fait il pu subvenir à ses frais de pension et d’instruction pour le Lycée de Soleure où l’on enseigna la philosophie et la théologie. Tout alla à souhait et c’est ainsi que PHILIPPI poursuivi ses études entre 1826 à 1829. En fin 1829 il retourna dans son diocèse d’origine et entra au grand séminaire de Strasbourg.

 

En 1830 éclata une révolution, appelée « les trois glorieuse », dont les évènements politiques perturbèrent la formation des jeunes séminaristes. Il fut contraint de prendre de longues vacances, mais la chance lui sourit encore, il est engagé comme professeur de français à Soleure où il fit sa formation.

 

En 1832, il retourne en Alsace, et le 16 juin de cette année, en la cathédrale de Strasbourg il est ordonné prêtre. Il est arrivé à ses fins malgré les nombreux obstacles durant ses jeunes années. Le 6 mars 1835, PHILIPPI fut nommé curé de la paroisse de Schlierbach dans le Sundgau, mais son séjour dans cette commune fut de courte durée, moins de un an. Le 23 février 1836, il reçu sa nomination pour la cure importante de Blodelsheim. Cette nouvelle fut douloureusement ressentie dans le paisible village de Schlierbach.

 

Blodelsheim perdait son curé subitement au début de l’année 1836, le curé ERNST qui en se rendant à Fessenheim fut frappé d’une apoplexie, le temps de le transporter à Fessenheim il expira. Joseph PHILIPPI prit sa succession et fut reçu à bras ouvert par la communauté locale de ce village situé dans la plaine de la Hardt.

La dite biographie nous transmet une curieuse image du secteur de la Hardt, une des terres d’Alsace des plus aride, tel que PHILIPPI l’a découverte….

 

Entre l’Ill et le Rhin, depuis Neuf Brisach jusqu’à Huningue s’étend la vaste plaine, c’est la Hardt, la partie de Haute-Alsace la moins favorisée par la nature. S’en serait fait de la renommée et de la fertilité proverbiale de l’Alsace, si elle n’avait à offrir au voyageur que des terres aussi peu productives que celle de la Hardt.

Autrefois le Rhin promenait librement ses eaux et y déposait à loisir son sable, son gravier. Si l’on excepte la grande forêt de la Harth, les arbres sont rares et chétifs. Ainsi sur de longues distances l’œil ne rencontre que des blés maigres, du sarrasin, des pommes de terre, peu de végétation qui rompe quelque peu la monotonie du paysage. C’est dans cette partie de l’Alsace qu’est situé Blodelsheim.

 

La population de cette région, ramassée dans quelques gros villages est généralement peu aisée. Le sol ne fournissant que peu d’alimentation à une population d’ailleurs peu dense, les habitants vaquaient au travail ingrat des champs, sont aussi bûcherons, pêcheurs, et même dans les années 1830 à 1850 contrebandiers. Un écrivain de l’époque les appelle les contrebandiers les plus incorrigibles des bords du Rhin.

De plus, ils pratiquaient avec passion la danse qui ramollit les âmes. On raconte, qu’un jour les eaux du Rhin inondaient les maisons d’un coté du village, tandis que l’on continuait de se livrer follement au plaisir de la danse dans la partie du village non encore envahie par les eaux.

 

Philippi fit agrandir l'église

 

En ce début de 1836, le nouveau curé accompagné par ses vieux parents dont il avait la charge est accueilli avec respect et avec les honneurs. Le dimanche, dans sa première allocution, il s’exprima dans se sens, que l’unique motif qui l’a fait accepter cette cure est de faire le bien aux âmes, de les sanctifier. Il dit ne pas vouloir d’avantages temporels, ni amasser de richesses, ce n’est pas ceci qui l’a fait venir au milieu des nouveaux paroissiens.

A cette époque, la population locale était d’environ 1500 habitants, l’église de ce temps s’avérait trop petite… PHILIPPI une personnalité dynamique et aidé par les paroissiens, sut convaincre la municipalité afin d’agrandir l’église, ce qui fut fait pour 1840.

Organisateur des Missions Badoises

 

L’église, ainsi agrandie, PHILIPPI organisa d’importantes missions spirituelles où affluèrent les habitants des villages voisins, mais aussi de nombreux étrangers du grand Duché de Bade (rive droite du Rhin). Une des premières missions qui dura quinze jours, provoqua une telle effervescence qui était génératrice d’autres missions de ce genre.

 

Ces missions organisées et prêchées par des Pères Rédemptoristes, Ligoriens , Jésuites, aidés par de nombreux prêtres et diacres avaient un certain retentissement surtout pour les catholiques du Duché Badois qui affluèrent par centaine, voir par millier. En ce temps-là, dans le grand Duché Badois, le gouvernement protestant déployait de grands efforts pour séparer la population catholique de la religion romaine.

 

Les pèlerins vinrent par milliers à Blodelsheim

L’abbé PHILIPPI devenu ami des catholiques badois déployait son ardeur afin de satisfaire ses chers badois tel qu’il les appelait. Lors d’une mission organisée pour la Pentecôte 1842, pas moins que 2500 personnes traversèrent le Rhin qui assista aux célébrations, à savoir la participation aux confessions, aux communions etc…, ces gens qu’il fallait loger et nourrir. De tels rassemblements s’amplifièrent au cours des années suivantes, en 1843, aux mêmes occasions 5 à 6000 personnes traversèrent le Rhin pour assister aux diverses célébrations.

Mais le gouvernement du Duché de Bade cherchait à enrayer ce déplacement de foules vers Blodelsheim. Mais les traversées en barques continuèrent sans interruption et malgré la surveillance de la frontière par la police allemande de la rive droite, et les douaniers français de la rive gauche.

 

De nombreuses missions furent organiser qui durèrent ordinairement de dix à douze jours pour les pèlerins d’origines diverses, mais venant surtout du pays de Bade et même de la Forêt Noire. Il se forgea, non pas une amitié ordinaire, mais une vrai parenté spirituelle entre l’abbé PHILIPPI et ses chers badois, tel qu’il les appelait.

Quand ces pèlerins retournèrent chez eux, PHILIPPI les accompagnait jusqu’à la rive du Rhin et en Père protecteur les suivie du regard…. Les badois retournant dans leur pays emportèrent avec eux deux noms à jamais bénis : Blodelsheim et PHILIPPI.

 

L’abbé entra en relation avec l’évêque de Fribourg, Mgr De VICARI qui envoya des séminaristes à Blodelsheim qui furent nourri et logé au Presbytère, afin de suivre les exercices de missions. C’est là que ces futurs lévites du sanctuaire s’appliquèrent à la prière et à la méditation.

Il y avait toujours un certain nombre de curés badois aux missions de Blodelsheim. Les uns voulaient voir par-eux mêmes si les merveilles qu’on leur racontait étaient fondées, d’autres frappés des bons effets des missions y étaient par conviction. L’abbé aimait recevoir ces curés badois, il y avait parfois dix même vingt curés à la table du Presbytère, s’il ne pouvait offrir à tous un lit, il voulait absolument qu’ils puissent prendre leur repas avec lui.

 

Souvent le curé PHILIPPI traversa le Rhin pour rendre visite à différents villages. Un ancien vicaire écrit à ce sujet : vous auriez dû voir avec quelle joie il fut reçu, non pas seulement chez les pauvres, mais aussi dans les maisons de gens aisés.

A plusieurs reprises, il fut poursuivi par la police allemande, mais ses « chers Badois » surent le protéger à chaque fois face à leurs risques et périls.

 

Notre abbé, tout en s’occupant du bien de l’âme faisait tout son possible pour soulager aussi les maux du corps, il chercha à soulager la misère de ces pauvres habitants qui étaient extrêmement nombreux à cette époque, on parlait même du fléau de la mendicité.

Il fut à l'origine de la "Maison de l'hôpital"

 

Depuis longtemps il rêvait à ériger un hospice-hôpital à Blodelsheim pour les pauvres malades dont la réalisation dans un petit village était pourtant difficilement réalisable. Sur ses insistances et avec l’aide de la municipalité, la commune céda une ancienne petite ferme qui fut transformé en hospice. Au cours des travaux de remise en état, on pouvait souvent voir le curé et son vicaire mêlés aux maçons, servant tantôt de manœuvres, tantôt maniant eux-même le marteau et la truelle. La maison devint opérationnelle en 1847.

 

Deux sœurs de la Charité Divine furent engagées pour soigner et soulager les pauvres malades. Les débuts furent pénibles, il fut petit et modeste mais pouvant faire face aux plus urgents, l’hôpital rempli son œuvre et fut le précurseur de l’actuel maison à colombage appelée « Ancien Hôpital »,

( mais qui n’était jamais un hôpital ) tel qu’on peut toujours le voir au carrefour des écoles.

 

Le curé Joseph PHILIPPI resta à Blodelsheim jusqu’en 1854. L’évêque de Strasbourg, Mgr RAESS pris la décision de le nommé « Curé Missionnaire » et grand prédicateur à Molsheim, dont la paroisse devint vacante d’un chargé d’âmes.

En faisant ses adieux à ses paroissiens, il leur fit comprendre que son cœur est rempli de tristesse, et il dit que la séparation d’âmes qui s’aiment est difficile et pénible, mais c’est l’obéissance toute seule qui me fait partir de mon troupeau chéri…. !

 

Il resta longtemps dans la mémoire des habitants de Blodelsheim et parmi ces « chers badois » tel qu’il les appelait. Son souvenir était encore vivace parmi la population locale au début du 20ème siècle. PHILIPPI, dans la force de l’âge, allait passer la seconde moitié de sa vie de prêtre dans la petite ville de Molsheim.

A Molsheim il fut député-protestataire dans une Alsace allemande

 

Les années et les évènements se succédèrent, la guerre de 1870 – 1871 a ébranlée et profondément remuée la population alsacienne, étant donné que l’Alsace passa sous administration allemande, car la France avait perdu cette misérable guerre contre les Prussiens.

En 1874, le curé PHILIPPI accepta l’élection en tant que député protestataire au « Reichstag » à Berlin, mais ne s’intéressait guère à la vie parlementaire et ne se présenta plus en 1877.

En 1879, cela faisait 25 ans qu’il dirigea la Paroisse de Molsheim, pour l’honorer, les paroissiens organisèrent une grande fête. Il se retira en 1882, le poids de l’âge se fit sentir, sa vue baissa, ses jambes ne le portèrent plus.

 

Le 1er février 1891, PHILIPPI rendit à Dieu sa précieuse âme à l’âge de 83 ans, sa dépouille mortelle repose au cimetière de Molsheim.

 

Texte de Émile Decker, 2004.

En 2008 un mémoire lui fut dédié.

Ci-dessous deux extraits de l'ouvrage : "Figures du catholicisme en Alsace (1789-1965)" du chanoine René Epp, 2007. Extraits qui évoquent le parcours de l'abbé Philippi.

Abbé François Jacques WANTZ
né à CERNAY le 22-08-1809,
ordonné Prêtre à STRASBOURG le 12-08-1837,
Vicaire à SAINT-AMARIN le 5-10-1837,
Vicaire à LAUTENBACH le 1-03-1838,
Curé de RIMBACH-ZELL le 15-06-1848,
Curé de OSENBACH le 7-11-1850,
Curé de BLODELSHEIM le 1-04-1854,
Curé de BALLERSDORF le 4-05-1855,
Curé de HAGENTHAL-LE-BAS le 1-07-1860,
Curé de KAPPELEN le 1-03-1866,
décédé le 21-10-1886.

Il ne fut donc qu'un an à Blodelsheim, on ne sait pourquoi il ne resta qu'un an.

 

Abbé Ignace VONGOEFT, curé de Blodelsheim de 1855 à 1869, originaire de Kuttolsheim.

Il fut le dernier vicaire de l'abbé Philippi. Il fit partie des abbés qui accompagnèrent Philippi jusque dans les contrées les plus reculées de la Forêt-Noire pour y organiser des missions.

Dans les registres paroissiaux son écriture est quasiment illisible !
Il décéda à Ergersheim (Bas-Rhin)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbé Jacques WINLING, curé de Blodelsheim de 1869 à 1873

On ne connaitra jamais le sentiment de ces curés dans une Alsace devenue allemande, il est probable, qu'à l'image de Philippi et de son vicaire François Joseph Meyer ils gardèrent des sentiments français... mais durent se plier aux injonctions et nouvelles directives du Bistum StraBburg !

Au sujet des abbés Philippi et Meyer, consulter le thème : "1870-71 : l'Alsace devient allemande !".

Pour l'abbé Winling ce dut être un crève-cœur de voir des familles entières et des jeunes refusant l'incorporation dans l'armée allemande quitter le village.

Même dans une Alsace allemande les pèlerinages vers Notre-Dame de Lourdes demeurèrent. Les alsaciens prirent place dans des trains Badois avec au creux de leurs mains des petits drapeaux français !

Abbé Joseph LEHE, curé de Blodelsheim de 1873 à 1876

Quelques informations sur ces deux curés selon le livre des Inventaires et Protocoles de la paroisse...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbé Désiré Dantzer, curé de Blodelsheim de 1876 à 1900, originaire de Roderen

 

 


 

Il fut le curé de Blodelsheim de 1876 à 1900. Il est né le 4 août 1831 à Roderen, fils de Joseph Dantzer et M.A. Schnebelen.

Son aide au prêtre fut Victoire Grewey née en 1842.

Ce prêtre intervint en 1879-80 dans l'achat de la "Maison de l'hôpital" dont il aida au financement. Cette maison fut, à l'époque financée conjointement par la municipalité et la paroisse.

L’abbé Désiré Dantzer décèda à Blodelsheim le 13 décembre 1900 à l'âge de 69 ans. Il est inhumé au cimetière communal face au portique principal de l'église.

Sa tombe est conservée et en bon état. Il fut donc complètement impliqué dans la vie du village. Il dut faire partie de la commission de bienfaisance qui géra la maison de charité avec la municipalité. La paroisse et le curé Désiré Dantzer firent tout leur possible pour soulager la souffrance des villageois. Que le curé finança l’achat de cette maison en face de la mairie pour en faire la deuxième maison de charité est une découverte étonnante ! Une portrait de ce curé n’est pas connue.

Diplôme pour une 1ère communion signé par l'abbé Désiré Dantzer délivré à Joseph Sitterlé en 1886.

Abbé Sébastien Wildy, curé de Blodelsheim de 1900 à 1904, originaire de Rustenhart

Peu de choses de ce curé sont connues, chargé d'âmes tout au début du XXe siècle à Blodelsheim où il décéda le 19 juin 1904 et fut inhumé. Lui aussi fut curé dans une Alsace allemande. Un portrait de ce curé n'est pas connue non plus.
Un imposant monument funéraire sur sa tombe rappelle sa présence à Blodelsheim. Ce monument fut endommagé lors de l'incendie du clocher le 12 août 1947, lors de son effondrement la croix taillée dans la roche surmontant son monument funéraire fut sectionnée, sur la photo ci-dessous on voit bien la partie manquante sur le haut du monument.

Abbé Florent Kauss, curé de Blodelsheim de 1904 à 1945, originaire de Flexbourg (Bas-Rhin).

Ci-contre un diplôme signé par le curé Kauss en 1912 pour Victor Sitterlé à l'occasion de sa communion solennelle.

21 août 1938 : fête du Jubilé de l'abbé Kauss. On le voit de dos, face à l'ostensoir sur le reposoir sans doute dans la cour du presbytère.

De nombreuses autres photos de ce curé Kauss sont conservées par ailleurs...
Émile Decker dit de lui : "...qu'il fut cultivé, compréhensif et autoritaire". Il traversa les deux guerres mondiales avec les habitants de Blodelsheim, dont l'année d'évacuation à Gimont.

Abbé Maercklen, curé de Blodelsheim de 1945 à 1952, originaire de Riedisheim.

Abbé Marcel Thomas, curé de Blodelsheim de 1952 à 1965, originaire de Saint-Pierre dans le Val de Villé.

L'affable curé Marcel Thomas laissa un bon souvenir à Blodelsheim, avec l'aide de paroissiens-quêteurs, de la municipalité aussi, il fut à l'origine des vitraux installés en 1962.
A son époque furent retirés les autels latéraux intérieurs de l'église.

Abbé Joseph Miesch, curé de Blodelsheim de 1965 à 1982, originaire de Wittelsheim.

Il fit tout pour rénover l'église, sous sa coupe, de nombreux travaux furent réalisés. Un nouveau sol fut posé, un nouveau mode de chauffage installé, de nouveaux bancs placés, deux nouveaux confessionnaux, une nouvelle crèche, l'orgue fut relevée, tout cela grâce à des quêtes bis-annuelle sur une dizaine d'années. Le curé Miesch évoqua souvent le Kassala pour financer les travaux... Il ne chôma pas le curé Miesch !
La municipalité fit elle, le ravalement de la façade de l'église dans les 1978-79 et apporta son soutien sous le mandat de Robert Dehlinger, maire.

Cette photo date 1967, peu après l'arrivée de l'abbé Miesch à Blodelsheim, il avait accueilli des missionnaires Blodelsheimois au presbytère. A cette époque, l'abbé Miesch porta encore la soutane... mais plus quelques années plus tard, on changea d'époque après le Concile Vatican II (1962-1965).

Abbé Landolin Mensch, curé de Blodelsheim et Rumersheim-le-Haut de 1982 à 1996, originaire de Ruelisheim.

Dans les années 1980 on changea de modèle. Un curé par paroisse n'était plus possible. Le manque de desservants commençait à se faire ressentir. Mgr Joseph Doré, évêque de Strasbourg est venu à la salle des fêtes de Rumersheim-le-Haut expliquer aux paroissiens de la Hardt la nouvelle donne. Landolin Mensch sera désormais le curé de deux paroisses... ce fut le début de la restructuration qui allait encore évoluer...

Du temps de la présence de l'abbé Mensch la paroisse Saint-Blaise de Blodelsheim autour de la présidente Jeanne Thuet et du conseil de fabrique saura rénover l'intérieur de son église, l'aide de paroissiens, de la municipalité aussi et du Crédit Mutuel permettra de gros travaux autour des années 1990.

Le curé Mensch au presbytère de Blodelsheim.

Abbé Piotr Kopitzara, curé de Blodelsheim et Rumersheim-le-Haut, de 1996 à 1999, prêtre polonais originaire de Gutentag.

Abbé Christophe Smoter, curé de Fessenheim, Rumersheim-le-Haut et Blodelsheim de 1999 à 2009, originaire de Cracovie en Pologne.

En ces années-là, nouvelle évolution : le desservant est devenu le chargé d'âme de trois paroisses... et à partir de 2008 : des six paroisses de Fessenheim, Blodelsheim, Hirtzfelden, Munchhouse, Rumersheim-le-Haut et Roggenhouse avec la création de la communauté de paroisses Saint-Éloi de la Hardt sous l'archevêque Mgr Grallet.

Un prêtre coopérateur, le père Léonard Milongo, originaire du Congo fut en soutien du père Christophe Smoter de 1999 à 2006.

Un autre prêtre coopérateur fut le père Guy de Florenne, aumônier militaire du 5ème RTM basé à Meyenheim, et aumônier militaire du Haut-Rhin, devenu retraité des M.I.P. (Missions étrangères de Paris), il apporta son soutien à la communauté de paroisses Saint-Éloi de la Hardt, il logea au presbytère de Blodelsheim jusqu'à son décès en 2019.

Abbé Armand Martz, Curé-doyen de la communauté de paroisses Saint-Éloi de la Hardt depuis 2009, originaire de Hoerdt (Bas-Rhin).

Écrit par Émile Decker en 2009 ou 2010, il se questionna sur la transmission de la foi et la pratique religieuse...

Thème élaboré grâce aux archives de Émile Decker et autres photos.

Juin  2021.

Le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Blaise

Les charges de la fabrique :

La fabrique a la charge de couvrir les dépenses de fonctionnement et d’investissement de la paroisse, notamment :

  • les frais nécessaires aux célébrations cultuelles,

  • les salaires et charges sociales du personnel employé par la fabrique,

  • les travaux d’embellissement, entretien, réparations courantes, grosses réparations et reconstruction de l’église et du presbytère (que ces bâtiments soient la propriété de la fabrique ou de la commune),

  • les assurances des biens et des personnes et la couverture des risques de responsabilité civile.

Toutefois, en cas d’insuffisance des ressources de la fabrique, la commune doit suppléer à cette insuffisance. Dans ce cas, le budget de la fabrique, après approbation par l’évêque, est soumis à la délibération du conseil municipal avec les informations nécessaires sur les dépenses envisagées.

En cas de désaccord, non résolu à l’amiable, une procédure est prévue (voir paragraphe « Entretien des bâtiments cultuels »), mais il est, en fait, exceptionnel qu’il y soit recouru, et la participation de la commune aux charges de la paroisse, lorsqu’elle se révèle nécessaire, est habituellement réglée d’un commun accord.

Elle peut se traduire par l’accord de subventions, en nature ou en espèces, ou par la prise en charge directe de certaines dépenses (travaux notamment).

Pour en savoir plus, consulter le site de l'archidiocèse de Strasbourg avec le lien ci-dessous :

Présidents du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Blaise Blodelsheim :

 

  • Decker Xavier    (1917 - 1929) ?

  • Renner Joseph   (1929 - 1937) ?

  • Decker Eugène  (1937 - 1947) ?

  • Peter Xavier       (1947 - 1948) ?

  • Antony Joseph   (1949 - 1950) ?

  • Decker Eugène  (1951 - 1962) ?

  • Sitterlé Ernest   (1963 - 1982)

  • Thuet Jeanne     (1982 - 2010)

  • Decker Patrick  (2010 - 2015)

  • Seiler Michel      (2018 -         )

Ce thème sera complété...

Novembre 2021.