La forêt de la Hardt

Le mot vient de l’allemand « Hard » ou « Hart » terme géographique désignant la forêt. Dans le Haut Rhin, le terme « HARDT » s’applique essentiellement à la terrasse cailloutis d’origine rhénane, s’étendant entre le Rhin et l’Ill depuis Bâle jusqu’au Ried, à la limite nord du département.

Terrasse sèche qui peut être à des niveaux différents, haute terrasse, basse terrasse, de couleur de sol variable (Hardt grise, Hardt rouge), avec en surface des sols lessivés et pauvres, très perméables, dont la médiocrité est aggravée par l’existence en profondeur d’un sol fossile imperméable s’opposant à la pénétration des racines.

La surface, totalement privée d’eaux courantes présente un profil transversal Est-Ouest légèrement bombé, surtout dans sa partie haut-rhinoise, ce qui fait obstacle à la confluence de l’Ill avec le Rhin. On y remarque en plus un micro relief avec chenaux (d’anciens lits d’inondation du Rhin) et banc caillouteux couvert de lande ou encore par endroits de sol cimenté en poudingue (Hartflue).

On appelle forêt de la Hardt la partie méridionale, entre Bartenheim et Blodelsheim, et boisée d’un seul tenant. Elle constitue la plus grande charmais de France. Entre Ensisheim et Neuf- Brisach on y rencontre des éléments thermo-xérophiles de végétation subméditerranéenne (Chêne pubescent).

Cette forêt fut la propriété des Habsbourg avant la guerre de 30 ans (1618-1648)

Cette forêt fut une ancienne propriété habsbourgeoise, devenue, avec l’annexion de l’Alsace à la France, forêt royale, après la guerre de 30 ans, elle a connu un bornage précoce de 971 bornes fleurdelisées délimitant des parcelles de 16 à 20 hectares, et 400 km de layons. C’est aujourd’hui une forêt domaniale. L’exploitation y a toujours été très désordonnée, d’où l’allure dégradée et l’aspect de taillis. Dès 1830 l’introduction du pin sylvestre est aujourd’hui abandonnée au profit, depuis 1955, d’essais de reconversion en futaie-chênaie.

La partie septentrionale de la Hardt largement défrichée, et devenue terre agricole, garde encore en héritage une réputation de pauvreté, due au sol médiocre, à a sécheresse climatique et pédologique, elle-même aggravée par l’abaissement de la nappe phréatique consécutif à l’endiguement du Rhin et à la construction du Canal d’Alsace.

Depuis les années 1960 environ, c’est l’irrigation par aspersion, succédant à celle par canaux qui contribue au renouveau agricole remarquable sur les grandes exploitations.

Une remarque s’impose concernant l’abornement de la forêt, nombreuses bornes ont disparu soit par rectification, soit par divers travaux forestiers avec débroussailleuses.

La Hardt mise à mal par le changement climatique !

La tempête du 26 décembre 1999 fit des dégâts considérables, des secteurs entiers furent dévastés.

Aujourd'hui cette forêt subit le changement climatique de plein fouet. Les années de sécheresse fragilise les essences de bois.

En janvier 2021 une neige humide d'une trentaine de cm se colla sur les branchages des arbres fragilisés et des forts coup de vents cassèrent ou couchèrent littéralement nombre d'arbres ou arbustes au sol, engendra encore des dégâts considérables laissant un spectacle de désolation.

En ce début du XXIe siècle d'autre essences d'arbres sont proposés pour faire face au changement et réchauffement climatique en cours.

Ces 2 photos faites sur le chemin asphalté, appelé "percée centrale" montre une forêt aux couleurs automnales en octobre 2020. Sur la photo de gauche on aperçoit en arrière-plan un fort de la ligne Maginot de la 2ème guerre mondiale.
Ci-contre une petite vidéo qui traduit cette saison automnale dans la forêt de la Hardt.
Ceux qui veulent en savoir plus sur la forêt de la Hardt à travers les siècles.

1560 - Problèmes liés à la forêt de la Hardt à Blodelsheim

 

ADHR de Colmar, Sous Série 2 B. Texte dans le registre N° 12 de la maîtrise des Eaux et Forêts de la Haute Alsace, à la page 171 sous Blodelsheim, n° 55.

 

Nous, les gouverneurs, Lieutenant, Régent et Conseillés de la Majesté impériale et royale de Hongrie et des Romaines en la Haute Alsace, confessons et faisons par ces présentes, que en ce jour leur prévôt, jurés et communauté du village de Blodelsheim ont produit devant nous une lettre de privilège en franchise un parchemin et scellé aux très humbles déclarations, de leur en vouloir faire tirer et expédier une copie authentique et muni de nos sceaux pour en pouvoir  s’en servir en toutes nécessitées et occasion à en pouvoir pour le garder et garantir de tout temps, l’original lequel à cause de son ancienneté et parce que l’ancien en est devenu blanchâtre et en partie difficile à lire, voir la tenue de la dite lettre.

 

Nous Catherine de Bourgogne, par la grâce de Dieu, Archiduchesse d’Autriche, Duchesse de Carinthie, Comtesse du Tirol faisons part que nous avons octroyés et octroyons par les présentes à nos chers et bien aimés sujets les habitants et communautés du village de Blodelsheim la grâce de pouvoir sans empêchement et à perpétuité entrer prendre du bois et jouir de pâturage et glandé dans notre forêt appelée « la Hart » de même que tout autre nécessité appartenant à notre forêt.

 

Nous demandons à notre Maître de la forêt ou Hartvogt en présence ou à celui qui pourrait faire cette charge à son lieu en place, de faire jouir aux dits sujets de Blodelsheim de notre grâce et du présent privilège et  de ne les empêcher à tout jamais n’y directement, n’y indirectement, car telle est notre volonté en foi et vertu des présentes données à Brisack, le lundi après l’Ascension l’an du Seigneur mille quatre cent six (1406).

 

Or, comme nous avons jugés la demande et prière de ses habitants de la communauté de Blodelsheim sont juste et que nous avons trouvé l’écriture et le parchemin et le sceau de la dite lettre de privilège encore toute entière et sans aucun défauts, comme aussi la lettre présente copie tout à fait conforme à son original :

 

Nous, Philippe Comte d’EBERSTEIN, Gouverneur y avons fait apposer notre sceau, donné à Ensisheim le quatrième jour du mois de Mai l’an d’après la naissance de notre seigneur Jésus Christ, mille cinq cent soixante, le 4-05-1560.

 

Je soussigné, avocat au Conseil Souverain d’Alsace certifie que le contrat ci-dessus est bien fait et conforme à l’original allemand.

 

Fait à Ensisheim le 26 avril 1696

Signé : VOGEL

 

1573 - Droit d’usage dans la forêt de la Harth pour la glandée, pâturage et bois

 

ADHR de Colmar : Document classé en Sous Série 1 C / volume 17

 

Supplique ou demande d’une faveur adressée à la Régence d’Ensisheim par les 12 communautés qui font parties du Bailliage de Bas-Landser dont Blodelsheim, au sujet de la défense que leur avait imposée le maître forestier de faire pâturer leurs bestiaux dans les taillis de la Harth et du refus de leur marqué du bois de chauffage.

 

La dite supplique portant en substance, qu’au paravent il était d’usage que le prévôt de la Harth ainsi que les différents forestiers vinrent lever chez elles des communes Habsheim et Rixheim, un sac de seigle et 1 livre 10 sols en argent comme Ranzgeld (droit d’usage de la forêt), somme qu’ils prétendaient porter à 5 livres 11 sols Bâlois pour les communes de Sausheim, Baldersheim, Bantzenheim, Rumersheim, Ottmarsheim, Blodelsheim, Hirtzfelden et Dessenheim, qui payaient déjà 3 livres en argent et 2 sacs de seigle comme cela c’était toujours pratiqué, mais qui était taxé selon le bon plaisir des forestiers.

 

Que les bergers avec leurs chiens avaient toujours gardés leurs troupeaux à cause des loups et autres animaux nuisibles qui désolaient le pays, que maintenant on leur avait ordonné de se défaire des chiens et qu’il en résultait pour eux un grand dommage puisque aucun berger ne voulait plus se charger sans chiens du soins des troupeaux.

 

Autre interdiction, à savoir  que la glandée leur est interdite dans la Harth pour leurs porcs.

Concernant le bois de construction qu’on leur avait autorisé à se procurer dans la forêt de la Harth, qu’elles ne recevaient plus que le tiers de ce que leur avait été accordé avant et elles étaient tenue à payer trois Batz au forestier pour chaque pièce de bois.

 

Qu’enfin, ils avaient la faculté de prendre dans la Harth du bois pour lien au temps de la moisson et qu’on venait encore de les privés.

 

A cet effet, elles prient l’Archiduc FERDINAND de faire droit à leur demande de régler leurs privilèges et de les maintenir dans leurs anciens usages.

 

Communiqué à la Régence pour avoir son avis – 18 Mai 1573

 

Autre requête présentée à la Régence par les communautés de Blodelsheim, Rumersheim, Ottmarsheim, Bantzenheim et Munchhouse afin de leurs permettre d’avoir quelques chiens pour garder leurs bestiaux à la pâture, afin d’éviter des pertes et dommages qu’ils pourraient subir par les loups qui avaient dévorés plusieurs pièces en peu de temps.

 

Un accord leur est accordé sur l’avis de Jean DEGELIN de WANGEN, maître des Eaux et Forêts à condition de prendre au col les chiens de garde et d’observer en surplus les ordonnances et règlements des Eaux et forêts.

 

Accord du 30 Mai 1586

 

1709 - Visite de la forêt de la Hardt

 

Copie d’un extrait d’un Procès Verbal de la visite de la glandée en forêts  de l’année 1709

 

Texte classé aux ADHR dans la Série 2 B / 129 ( texte incomplet)

 

L’an mille sept cent neuf, le huitième octobre, nous Jean Christophe VOGEL conseiller du Roi, maitre particulier de la Maitrise des Eaux et Forêts de la Haute Alsace établie à Ensisheim, à la requête du procureur du Roi, et en sa Présence, assister de Mess. Martin SAUTIN, Garde-Marteau, et accompagné du Greffier sommes, partie de la ville de Ensisheim, pour procéder à la visite de la Glandée dans la forêt Royale de la Harte, pour la présente année.

Nous sommes transportés dans la forêt, à commencer par le finage de Munchhouse comme s’en suit :

Premièrement au dit village de Munchhouse il a été estimé par le vacher (gardien) la quantité de 92 porcs, dans lequel finage les officiers ont mis toutes leurs places au nombre de 38.

A Roggenhouse par la communauté, atteint la forêt de la paroisse, 46 porcs, pour le domaine du Roi = 6

A Blodelsheim par les vachers 73 porcs, pour le domaine du Roi = 20 porcs.

 

Commentaires de Emile Decker † : En cette époque les porcs sont emmenés en forêt, en pâture pour trouver leur nourriture qui était les glands des chênes, et en principe ce n’était pas gratuit et il fallait payer une taxe.

 

1710 - Procédure instruite à la requête de Blodelsheim contre le Procureur du Roi au sujet du droit de propriété sur la forêt dite Aichhurst

 

ADHR de Colmar - Texte classé en série 2 B 176 / 31-44

 

Les prévôt, habitants et communauté de Blodelsheim – défendeurs contre les procureurs du Roi de la dite Maîtrise demandeur (Ensisheim).

Suivant et pour satisfaire a notre sentence du 4-8-1710, les parties à savoir de produire dans les délais de l’ordonnance et obtenir à ce qu’il plaise de renvoyer les défendeurs de la demande contre eux prise par Monsieur le Procureur du Roi par la dite sentence et son inventaire de production, ce faisant déclarer à main levée par la dite sentence des cordes de bois par les défendeurs et du millet semé sur leur propre terrain qui avait été saisie.

Les défendeurs du dit canton de bois et terrain en question, comme leur appartenait en propre est nullement de la forêt royale de la Harth.

Pourquoi les défendeurs supplient Messieurs de remarquer que la communauté de Blodelsheim possédait propriétairement  un petit canton de bois et champs appelé Aichhurst contenant 10 arpents et demi distant de environ 60 toises de la forêt royal de feu (décédé) de Jacob LEIBY en son vivant prévôt de Munchhouse.

 

1764 - La forêt communale du Bàchelon (àn da Fohre ùssa)

 

Source: ADHR classé en 2 B / 175 - 176

 

L’an 1764, 19 juin, à une heure de relevé nous François Joseph NANSE conseiller du Roi, Maître particulier de la Maîtrise des eaux et forêts de la Haute Alsace ……de Ensisheim Ignace Die FELLMANN conseiller du Roi et procureur, François Xavier ZEYSER par nous commis garde marteau et assermenté ad hoc pendant la maladie du titulaire et Jean Baptiste FRONHOFFER greffier de la dite Maîtrise, commis par ordonnance de Monsieur De MARIZE Chevalier Conseiller du Roi ………Conseil grand maître, enquêteur General réformateur des eaux et forêts de France au département des Duché et Comté de Bourgogne Bresse et Alsace, 23 avril dernier mise en tête d’une requête à lui présentée par les préposés, habitants et communauté de Blodelsheim, aux fins de délimitation d’une petite partie de la forêt que la dite communauté possède adjacente à la forêt royale de la Harte, par laquelle dite ordonnance nous avons été commis pour faire la dite délimitation.

Nous sommes en exécution de notre décret  du cinq du présent mois, mis au bas de la Requête à nous présentée par les dit préposés et habitants de Blodelsheim, transportés, accompagné du Sieur KOLB arpenteur en titre de notre siège a l’extrémité inférieur et septentrionale de la forêt Royale de la Harte pour procéder à notre commission.

En étant sont comparus les Sieurs Jacques WEGBECHER prévôt, Joseph RUDOLFF bourgmestre, Antoine RIBER, Blaise DECKER, Jean WERNER, Jean SITTERLE, le vieux Jacques SITTERLE, Michel RENNER, Antoine RENNER, Jean WERNER le jeune et François Blaise RUDOLFF, notables et bourgeois de la commune de Blodelsheim lesquels nous nous ont requis de fixer une séparation fixe et certaine entre la forêt royale de la Harte et la petite qui leur appartient dans la même largeur de la dite forêt Royale jusqu’au fossé qui fait leur séparation de la forêt de Fessenheim, à l’extrémité duquel fossé se trouve une pierre borne séparation des Bans de Blodelsheim, Fessenheim, Hirtzfelden et Roggenhouse.

Nous prions d’observés que par le renouvellement du Ban du dit Blodelsheim du 17 décembre 1696 ils prouvent que la dite petite forêt qu’il est question de délimiter doit contenir soixante et un arpents un quart et demi qui jadis étaient en nature de terre labourable appartenant a quantité de particuliers de leur communauté par portion inégale qui en payent encore actuellement de la rente foncière au Seigneur du lieu, espérant qu’il nous plaira leur accordé la dite quantité d’arpents porté par le renoncement su dit de tout quoi ils ont requis acte.

 

Suivent les signatures des habitants de Blodelsheim

 

 

 

1829 - Droit d’usage dans la forêt de la Harth

Procès-verbaux de divers conseils minicipaux de Blodelsheim

 

Séance extraordinaire du 15 avril 1829

Pour copie conforme

Le Conseil Municipal de la commune de Blodelsheim réuni pour une séance extraordinaire par  ordre de Monsieur le préfet suivant lettre du 3 février dernier conformément aux dispositifs de la circulaire du dit magistrat du 13 janvier dernier.

Vu la lettre et circulaire ci-dessus relatée, vu aussi qu’un ancien titre dont la commune est nantie et qui émane de Catherine de Bourgogne Duchesse d’Autriche, de Styrie, Carinthie, Comtesse de Tirol sous la date du 1406 en vertu duquel les habitants de cette commune ont le droit de prendre du bois, de jouir du pâturage et de la glandée dans la forêt de la Harth.

 

Considérant cependant que la dite pièce n’est qu’une copie délivrée par le Bailly d’Ensisheim sous la date du 4 mai 1560 et qu’elle pourra servir que de renseignement.

 

Considérant que conformément au code forestier les communes qui ne possèdent pas le titre suffisant pour le droit d’usage dans la forêt royale ont à se pourvoir devant les tribunaux pour avoir renouveler leurs anciens droits.

Après avoir murement délibéré :

Est d’avis que l’objet soit consulté par jurés et consultés, d’après l’avis desquels seulement une action sera ou non intentée devant les tribunaux.

(Entre plusieurs autres pièces prouvant l’ancien droit à la Harth)

 

Fait et proposé à Blodelsheim le 15 avril 1829

 

Signatures : Eichenberger, Decker, Judas, Deckert,

GROTZINGER,  maire

 

1850 - Registre des P. V. du C-M à propos des forêts communales

 

10 février 1850

Le C. M. s’est réuni en séance et considère que la décision du Ministre des finances que vu la commune de Blodelsheim a été autorisée à défricher les cantons des Kleingrün et Bachelon de la forêt communale pour être cultiver pendant 9 années, qu’expirent le 1er novembre 1850.

Considérant que le produit de cette partie de la forêt a été employé aux travaux d’agrandissement de l’église et au paiement du prix de l’acquisition d’une maison d’école, que les frais de repeuplement seront considérables.

(D’autres arguments sont avancés pour essayer de repousser où d’écarter le repeuplement en forêt de ces deux cantons sous administrations forestières).

Le C. M. estime qu’il y a lieu d’accorder à la commune une prolongation de six ans pour la culture de ces deux cantons : vu que la location de terrain de culture leur rapporte plus…

 

Canton du dit Kleingrün coté Rhin en amont de la localité

Canton Bachelon situé à l’Ouest de la forêt de la Harth vers le ban de Roggenhouse.

 

1863 - Registre des P.V du C-M de Blodelsheim

 

Séance du 8-5-1863

Vu le procès verbal de reconnaissance de Mons. le Garde général du 26 mars 1863 et l’avis de Mons. le Conservateur des Forêts en date du 10 avril 1863, considérant que les semis et plantations qu’on a fait à différentes reprises depuis l’année 1851 sur une étendue d’environ 18 hectares du sol forestier du canton Bachelon n’ont jamais réussi.

Que l’essai d’un nouveau repeuplement n’aurait pas plus de résultat que les précédents, vu que le terrain est en ce moment presque impropre à toute espèce de culture forestière, comme l’indique aussi le rapport de Mons. le garde Général et l’avis de Mons. le Conservateur.

Considérant que ce sol, depuis plusieurs années, loin d’avoir été un revenu pour la commune, a été au contraire, pour elle une lourde charge et le serait encore pour longtemps si on ne lui donnait une autre destination ; que d’après sa nature, son apposition et sa situation, il serait très propre à la culture des céréales et rapporterait, converti en terres qu’on affermerait, au moins douze cent francs par an. (1200 fr.)

 

Considérant que la caisse municipale a été épuisée par suite de la reconstruction du clocher et la restauration de l’église, que les forêts sont exploitées et que la commune n’aura plus de coupe pendant dix ou douze ans .

 

Fait et délibéré à Blodelsheim le 8-5-1863

 

Signatures : SITTERLE, KUHN, THUET, SCHILLINGER, SITTERLE, JECKER, FIMBEL, WERNER.

 

Registre des Procès Verbaux du C. M. de Blodelsheim

 

Séance du 8 mai 1863

 

Suite du texte << Défrichement et mise en culture des 18 ha au Bachenlohn »

 

Considérant que l’acquisition forcée d’un nouveau cimetière et la reconstruction du mur de clôture du cimetière actuel autour de l’église, les réparations urgentes à faire aux bâtiments communaux, mettent la commune dans la nécessité de se créer de nouvelles ressources pour pouvoir faire face à ces différentes dépenses.

 

Pour ces motifs :

 

Demande l’autorisation de défricher non seulement la partie Nord du Bachenlohn dont il est question dans la délibération du 4 février dernier, mais tous les 18 hectares qui ont été repeuplés en 1851, attendu que la partie Sud se trouve à peu près dans des conditions analogues, de distraire ce terrain du sol forestier, de le convertir en terre labourable qu’affermerait tous les 9 ans et dont le produit serai versé dans la caisse municipale de la commune.

 

Fait et délibéré à Blodelsheim le 8-5-1863

 

Signatures : SITTERLE, KUHN, THUET, SCHILLINGER, SITTERLE, JECKER, FIMBEL, WERNER.

 

Ces textes sont issus des ADHR et des archives de la municipalité de Blodelsheim, dont plusieurs ont été traduit en français par Emile Decker (1927-2020) historien local de Blodelsheim.

La forêt de la Hardt fut de tout temps un enjeu économique, un texte du XVIe siècle fixa déjà les préceptes à tenir...