Fêtes de carnaval, kilbes et folklores divers

Il y a 180 ans, le curé omnipotent à Blodelsheim !

Dans les années 1840 le curé fit arrêter les festivités de carnaval avec l'assentiment du conseil municipal... et racheta même les frais engendrés par une kilbe qu'il fit annuler, une façon de mettre fin aux danses et la débauche.
 

Au milieu du XIXe siècle les danses furent mal vues par le clergé. A Blodelsheim le curé du village, l'abbé Joseph Philippi disait : "...parmi tous les dangers il n'en est pas un, qui fasse plus de ravages parmi la jeunesse que la danse, elles sont comme les champignons, les meilleures ne valent rien." Ce curé lutta de longues années contre les danses, fortement enracinées le long du Rhin. Lors de ses sermons il s'éleva souvent avec véhémence contre ces réjouissances profanes.
Source : "Biographie de l'abbé Joseph Philippi" de Joseph Lux.

Voici un tableau qui fut longtemps accroché dans le choeur de l'église de Blodelsheim afin que les paroissiens gardent bien en tête cette missive !

Comment réagirent les organisateurs de ces fêtes et des villageois qui souhaitèrent faire la fête tout simplement ?
Les contestations durent être véhémentes et le curé dut en prendre pour son grade.

Mais à cette époque là et jusqu'au milieu du XXe siècle les curés furent, au même titre que les maires et instituteurs, de vraies autorités. Le clergé avait une vraie emprise sur les villageois.


En 1842 la kilbe fut annulée pour cause de sécheresse.

Malgré ces interdictions temporaires, de tout temps les fêtes et le folklore firent partie intégrante de l'Alsace... et de Blodelsheim.

Lors du retour de l'Alsace à la France en 1918 où lors des fêtes de la Libération en 1945 les plus beaux costumes furent de sortie.

 

Lors des fêtes locales également, telles l'inauguration d'un bâtiment publique où lors d'une fête de jumelage à Blodelsheim.

Ceci n'est qu'un petit aperçu de ce folklore qu'on retrouve aussi dans le thème de la fête de la Libération le 2 septembre 1945 notamment.



Février 2022.